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Des fruits et légumes qui ont du goût : Comment les choisir ?
3 décembre 2019

Des fruits et légumes qui ont du goût : Comment les choisir ?

On nous questionne souvent sur la façon dont on s’y prend chez Mange Tes Carottes pour proposer des produits qui ont vraiment bon goût. On a en effet décidé de se démarquer de cette façon et ce n’est pas chose si compliquée quand on voit ce qui est proposé dans beaucoup d’épiceries et de grandes surfaces. Il suffit simplement de connaitre les basiques.

Toujours goûter

Si vous avez déjà travaillé en cuisine, vous le savez, c’est la base : toujours goûter ce que vous faites. Vous pourrez ainsi proposer un plat parfaitement équilibré à vos clients mais également aiguiser votre palais au fur et à mesure de votre pratique.

En goûtant systématiquement, vous vous forgez un savoir empirique qui vous permet d’aller sur tel ou tel produit sans trop de risque de vous tromper.

Ça dépend de la variété

Depuis l’invention de l’agriculture, nous, les humains, nous sommes évertués à sélectionner et croiser les variétés. Le but étant d’obtenir les meilleurs fruits et légumes possible.

Depuis que nous sommes passés en mode industriel, les choses ont changé :
À quoi sert d’avoir un produit qui a bon goût s’il demande trop d’entretien pour être vendu à un prix concurrentiel de supermarché ? Ou encore si, supportant mal de pousser entassé dans une immense serre réservée à une seule et même espèce, il s’est fait dézinguer par un ravageur incontrôlable avant même d’être cueilli ? S’il arrive taché sur l’étalage ? Ou évidemment, s’il n’est pas assez parfait pour que Mr et Mme Toulemonde accepte de l’acheter ?

Pour des questions de productivité, pratiques ou commerciales, les variétés qui sont les plus souvent choisies, sont les plus résistantes face aux ravageurs, qui donnent des récoltes généreuses et esthétiques et homogènes, dont les produits se conservent longtemps et qui résistent le mieux au transport. Le goût a été relégué au second plan.

Pour prendre l’exemple de la tomate, il existe bien sûr des variétés délicieuses, qui ont un vrai goût de tomate avec une chaire charnue comme la Coeur de Boeuf, la Noire de Crimée ou la tomate Ananas … Elles ne sont pas aussi parfaites que celles proposées au supermarché, elles sont plus fragiles et n’ont pas la même productivité. C’est la raison pour laquelle, si l’aspect esthétique vous revient quand même, le revers de la médaille est qu’il faudra naturellement débourser un petit peu plus que les tomates sans goût et gorgées d’eau conventionnelle.

Ça dépend aussi de la façon dont c’est cultivé

Acheter Bio, c’est s’assurer d’avoir des fruits et légumes qui ont poussé dans le sol. Ça peut paraitre évident mais figurez-vous qu’une grosse partie des produits en vente ont poussé les racines trempant dans des solutions nutritives et donc hors-sol. C’est souvent le cas pour les tomates, pour les salades ou pour les fraise.

D’un point de vue gustatif, l’impact est souvent atroce. On se retrouve avec des produits généralement très beaux mais avec un goût inexistant.

Ce mode de production, l’hydroponie, est interdit en Bio.

Les saison et le terroir

Au fil des siècles, les plantes ont mis en place des stratégies pour se reproduire et s’étendre le plus possible. La stratégie d’une partie d’entre elles est d’offrir les fruits les plus goûtus et appétissants pour que les précieux pépins ou noyaux soient disséminés dans la nature et fassent perdurer la lignée.

Il s’agit notamment de tous les fruits que nous consommons.

Ces plantes se sont également adaptées à leur environnement. Ainsi, certaines espèces ou variétés s’épanouiront dans un sol lourds et humide tandis que d’autres seront plus à l’aise dans un sol léger et drainant. Certaines vont galérer à survivre dans un environnement trop chaud et d’autres ne supporteront pas un petit coup de gel.

Alors on entend souvent qu’il faut manger des « produits de saison ». C’est une bonne idée si l’on a pour projet de sauver la planète mais également si l’on cherche à trouver le meilleur goût. Je conseillerais simplement en plus, d’orienter ses choix vers des produits « adaptés au terroir ».

En effet, cueillir un fruit à maturité au moment où il doit être cueilli et à l’endroit ou il doit pousser, implique qu’il a reçu le cadre idéal pour donner ce qu’il de mieux à offrir.

Ce qu’on s’est fixé chez Mange Tes Carottes

Sachant cela, nous nous sommes fixé quelque règles de base pour que les produits qui se trouvent dans les paniers soient vraiment délicieux :

  1. Nous goûtons systématiquement les produits que nous proposons
  2. Nous sommes attentifs à la provenance et aux variétés
  3. Tous les produits sont nécessairement Bio
  4. Nous respectons les saisons

Et vous, quels sont vos critères pour sélectionner les produits qui ont le meilleur goût ?

Crédits photo : Photo by Khamkhor & Photo by Bonnie Kittle on Unsplash

Devenir entrepreneur - Un an après : le bilan
22 novembre 2019

Devenir entrepreneur – Un an après : le bilan

Après plusieurs années de salariat, j’ai lancé ma boite il y a 1 an. Alors qu’en est-il du rêve entrepreneuriale ? À quoi faut-il s’attendre en devenant indépendant ? Voici mon expérience, du rêve à la réalité.
(Bien sûr, il ne s’agit là que de mon expérience, et n’y voyez absolument pas de généralité)

Ce qui a changé dans ma vie

Mon ancienne vie professionnelle, c’était plutôt en costume cravate dans une tour de la Défense dans laquelle l’air était conditionnée et les fenêtres condamnées. J’étais consultant pour une boîte de recrutement et dans laquelle je devais arriver à 8h45 au plus tard et partir au plus tôt à 18h15. Et autant dire que c’était plutôt mal vu de partir à l’heure. J’y ai appris la rigueur, l’organisation, à tendre vers la perfection dans le service qu’on peut proposer à un client, à gérer des projets ou encore à travailler en équipe.

Aujourd’hui, je travaille de la maison aux heures qui me conviennent le mieux en fonction des besoins de mon activité et de ma vie personnelle. Je peux travailler dans le jardin si je le souhaite, je peux même travailler en slip si c’est la canicule (sauf quand je vais voir des clients …). Je peux aussi prendre des jours off quand j’en ai envie sans avoir à me justifier.
C’est généralement moi qui amène notre fils à la crèche le matin et qui vais le chercher en fin de journée. C’est aussi moi qui réarrange mon agenda s’il est malade par exemple.
Globalement je suis plutôt heureux de l’équilibre pro/perso que j’ai réussi à trouver. Mais quels sont les revers de la médaille ? Que faut-il faire et à quoi faut-il renoncer ?

La grande qualité de l’entrepreneur : l’autonomie, ou la solitude

La qualité principale quand on est jeune indépendant, d’après moi, c’est l’autonomie. Il s’agit d’avoir une vision globale et de faire avancer cette idée tout seul. Il n’y a pas grand monde sur qui on peut se reposer quand on rencontre une difficulté. Quand on est salarié et qu’on se retrouve bloqué sur une tâche importante, on peut partager avec son manager qui va nous guider pour trouver une solution ou bien prendre le sujet et nous en débarrasser. Quand tu es tout seul, et bien tu te demmerde. Et ça fait grandir.

On est tout seul dans la gestion des difficultés mais aussi des succès. Le premier contrat que j’ai signé, j’ai bien sûr sauté de joie en raccrochant avec mon premier client. Et cette joie il fallait que je la partage, et je l’ai partagé ! Avec … Carlos, mon chat. Personne ne te tape dans la main, ne t’offre une bouteille de champagne, ne t’invite au resto ou te convie à une activité de team building si tu cartonnes. Au début ça peut paraitre frustrant quand on y est habitué mais on se recentre rapidement sur la raison pour laquelle on fait ce qu’on fait.

Des hauts et des bas

Une des qualités que j’ai développé pendant cette année, est la gestion de mes émotions et j’ai surtout appris à les accepter.

Évidemment, les moments pendant lesquels on est à fond, hyper motivé et où tout roule sont plutôt faciles à gérer. Ceux où on se pose des questions quand rien ne va comme prévu sont un peu moins évidents à appréhender, surtout si, comme moi, vous êtes du genre à beaucoup cogiter. J’ai vécu 4 gros moments de doute et au bout du 2ème, j’ai compris qu’il s’agit d’un cycle et que j’ai juste à continuer à faire ce que je fais du mieux que je peux sans me poser trop de questions. Si le feu ne revient pas après quelque jours, je reprends mes objectifs et les étapes pour les atteindre, je réajuste si besoin, et j’exécute.

Avoir des outils pour sortir des moments de doute ou de démotivations est essentiel car il n’y a pas de collègues ou de manager pour trouver les solutions pour nous.

L’importance de l’entourage

Se lancer dans l’inconnu, ce n’est pas évident, alors si notre entourage n’est pas supportif, autant dire qu’il faut être bien accroché.

J’ai la chance d’avoir une conjointe et une famille qui me soutiennent dans ce projet. Je ne sais pas s’ils m’ont toujours compris mais ils m’ont toujours encouragé à foncer vers mes rêves. Être soutenu moralement facilite réellement les choses.

Et l’argent dans tout ça ?

Comme beaucoup de nouveaux entrepreneurs, je compte sur les allocations chômage pour faire office de filet de sécurité financier. Ainsi je peux avancer sur mon projet en ayant la tête froide et concentrée sur le développement avec une vision long terme, plutôt que de courir après les commandes pour pouvoir payer le loyer à la fin du mois.

Comment ça fonctionne ? Pôle Emploi complète ce que je ne gagne pas avec mon entreprise. Si j’arrive à dégager un revenu supérieur à mes allocations chômage, alors Pôle Emploi ne me verse rien. Et tout ce que Pôle Emploi ne me verse pas chaque mois, décale d’autant la fin de mes droits.

En tant que demandeur d’emploi, j’ai aussi la chance d’avoir accès au dispositif de l’ACCRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) qui permet d’avoir des charges vraiment allégées les premières années de mon entreprise.

C’est une grande chance d’avoir accès à ces dispositifs en France, car c’est d’après moi un système vertueux qui permet à plein de monde de se lancer sans être dans le stress de l’inconnu.

Network is key !

« Tout seul on va vite, mais à plusieurs, on va loin ! »

Plus le temps passe et plus je me rends compte que c’est vrai. J’ai décidé de lancer mon entreprise seul pour ne pas avoir à faire de compromis, avancer plus vite mais surtout parce que je n’ai pas rencontré l’associé idéal qui partage ma vision.

Et en effet, ça a été vite. Mais je me suis retrouvé plusieurs fois bloqué sur des tâches dont je n’avais pas les compétences et j’ai compris qu’il est vraiment important de se créer un solide réseau sur lequel on peut s’appuyer pour nous conseiller, nous filer un coup de main ou encore se soutenir moralement les uns les autres.

Désormais, je n’hésite pas à demander des conseils ou des contacts auprès de mon réseau (réseaux sociaux ou contacts) et je me suis rendu compte que, déjà, les gens se font un réel plaisir de partager mais qu’en plus, ça les investit dans ma démarche d’entrepreneur. Ils adhèrent au projet et me demandent régulièrement comment les choses avancent. Les réseaux sociaux sont des outils véritablement intéressants si on les utilise bien.

Quoi qu’il en soit, je suis en train de sortir de la phase de validation de mon projet. C’est à dire que j’ai réussi à prouver qu’il y a un marché et que celui-ci répond. Maintenant il s’agit de passer à l’étape suivante : dupliquer le modèle, prendre un nouveau local, recruter un premier collaborateur, faire quelques investissements … Et j’espère que je réécrirai un article dans un an pour détailler le bilan de cette nouvelle phase de développement.

Et vous, quelle est votre vision de l’entreprenariat ?

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